ANNEXES
Sources principales:
- GSIEN, Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire (Orsay France)
- Stratégies énergétiques, biosphère & société: gazette de l’APAG (organe de l’association «Pour l’Appel de Genève»)
- Actes du colloque « Entre les risques du nucléaire et de l’effet de serre », du 8 au 10 avril 1994 au Sénat (Paris) organisé par l’INESTENE, Institut d’Evaluation des Stratégies Energétiques et Nucléaires Européennes, et des associations et organisations non-gouvernementales d’environnement et de développement, avec le soutien (entre autres) du Conseil des Communautés Européennes

* Glossaire
(Sigles, autre spécificité française!)

ADEME: Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
AIE: Académie internationale de l’environnement
AIEA: Agence internationale pour l’énergie atomique
ANDRA: Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
CEA: Commissariat à l’énergie atomique
CEE: Communauté économique européenne
CIPR: Commission internationale de protection radiologique
CISN: Comité interministériel de la sécurité nucléaire
COGEMA: Compagnie générale des matières nucléaires
CRII-RAD: Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité
CSSIN: Conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaire
DSIN: Direction de la sûreté des installations nucléaires
EDF: Electricité de France
EPA: Agence américaine pour la protection de l’environnement
EURATOM: European atomic energy community
FRAMATOME: constructeur de réacteurs et de combustibles nucléaires
GSIEN: Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire
IEER: Institute for energy and environmental research (Washington)
IEPE: Institut d’économie et de politique de l’énergie
IPCC: Intergovernmental panel on climat change (PNUE et OMM)
IPSEP: International project for sustainable energy paths (Californie)
IPSN: Institut de protection et de sûreté nucléaire (CEA)
OCDE: Organisation de coopération et de développement économique
OMM: Organisation mondiale de la météorologie
OMS: Organisation mondiale de la santé
ONU: Organisation des nations unies
OPRI: Office de protection contre les rayonnements ionisants, ancien SCPRI
PNUE: Programme des Nations-Unies pour l’Environnement
SCPRI: Service central de protection des radiations ionisantes
UNSCEAR: Comité scientifique des Nations-Unies pour l’étude des effets des radiations atomiques (ou plus... pudiquement, des rayonnements ionisants); ses membres appartiennent entre autres au CIPR, l’OPRI, EDF et CEA...

Quelques unités et abréviations

Rayonnements:
Becquerel (Bq): unité d’activité d’une source radioactive produisant une désintégration par seconde. Le Curie (Ci), ancienne mesure = 3,7.1010 Bq (activité de 1 gramme de Radium 226). Alors que l’unité de dose est le röntgen, équivalent à 2,58.10-4 C/kg, C étant le coulomb, unité de charge électrique...
Rad: unité de dose de radiation absorbée définie par le dépôt de 100 ergs d’énergie par gramme de tissu (1 erg = 10-7 joules), à bien sûr ne pas confondre avec l’unité d’angle solide...
Gray (Gy): remplace désormais le Rad; 1 Gy = 100 Rad
Rem pour Rad equivalant in man: unité ‘’d’équivalent de dose’’ servant à mesurer la nocivité radioactive pour un organisme vivant = un rad multiplié par un ‘’facteur empirique’’ (sic).
Sievert (Sv): remplace désormais le Rem; 1 Sv = 100 rem
Energie:
Joule (J): unité de la quantité de chaleur, équivalente à l’énergie ou au travail; 1 J = 1,602.10-19 eV (mais seulement 0.239 calorie)
TEP pour Tonne Equivalent Pétrole: La notion de TEP permet de tenter une... équivalence[47] entre différentes formes d’énergie: 1 tonne de charbon = 0.619 TEP, 1 MWh d’électricité = 0.222 TEP (ainsi que d’ailleurs 1 MWh Eolien...) , 1 MWh solaire = 0.086 TEP, etc...[48]
Watt (W): Unité de puissance dans le système MKS, la puissance étant un débit d’énergie; par définition, 1 W = 1 J/s et donc 1 kWh = 3.66 J.
MTEP, W, Joule, etc,: M (Mega) = 1 million de TEP = 10 6 (watts, Joules, etc.)
GTEP, W, Joule, etc,: G (Giga) = 1 milliard = 109 etc,...
et ainsi de suite avec T pour Tera = 1012, P pour Péta = 1015 et E pour Exa = 1018.
    A titre de comparaison finale, la puissance solaire arrivant sur la terre est de 175’000 TW (175 PW), la puissance totale moyenne consommée par l’homme sur la terre est de 10.8 TW et la puissance totale cumulée des centrales nucléaires aujourd’hui est de 0.34 TW[49]

Annotations:
[47] A remarquer qu’il y a lieu de relativiser ces équivalences. En effet il n’y a jamais eu d’accord entre les taux de conversion par les différents organismes fournissant des statistiques (Observatoire de l’Energie - officiel en Suisse), EUROSTAT, AIE/OCDE et ONU. D’autre part, ces taux sont presque impossibles a uniformiser en raison des différences existant entre les différents gisements d’une même source. De plus, les taux eux-mêmes ont changé dans le temps. Enfin, «last but not least» et en rapport avec notre propos, la conversion est rendue délicate pour l’électricité d’origine nucléaire (mais aussi hydraulique) où les coefficients expriment une équivalence, parfois à la production, parfois à l’utilisation: de 0.086 à 0.267 TEP selon ces quatre organismes!
[48] Equivalentes définies par l’Observatoire de l’Energie, 11/1983
[49] in L’énergie du futur, publié par l’ADER (Association pour le Développement des Energies Renouvelables) aux Editions d’En Bas, CH-1000 Lausanne en 1997

Pour information:
Chaîne de décroissance de l’Uranium
source IEER*
(entre parenthèses, la demi-vie de chaque isotope)

    Uranium 238 (4.5 milliards d’années!) => Thorium 234 (24.1 jours) => Protactinium 234 (1.2 mn) => Uranium 234 (245’000 ans) => Thorium 230 (75’000 ans) => Radium 226 (1’600 ans) => Radon 222 ( 3.8 jours) => Polonium 218 (3.1 mn) => Plomb 214 (27 mn) => Bismuth 214 (20 mn) => Polonium 214 (160 µsecondes) => Plomb 210 (23 ans) => Bismuth 210 (5 jours) => Polonium 210 (138 jours) => Plomb 206 (stable, ouf!); encore n’ai-je indiqué que la seule chaîne de l’Uranium, car s’il est assez facile de se rappeler les 24’110 ans de la demi-vie du Plutonium 239, combien connaissent les 2 millions d’années de celle du neptunium?...
    A noter que l’Uranium 235 ne figure pas car il représente ‘’naturellement’’ (ce qui ne signifie donc pas forcément ‘’stable’’) 0.7% du minerai d’uranium; tout le reste étant donc, on le voit au début de la liste, l’Uranium 238 (‘’intéressant’’ par sa production de plutonium mais absorbant les neutrons sans fournir d’énergie...).
    Une dernière remarque concernant la fission qui montre la complexité du problème par un détail particulier et peu connu: pour l’uranium et le plutonium, l’aptitude à la fission nucléaire n’est forte que pour les seuls isotopes à masse atomique impaire (U 235, Pu 239, Pu 241).

=> rien n’est simple...